Le syndrome du boulot

Publié le par jeeby2

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Pour ceux qui l'ignoraient, je ne suis pas du matin, je hais le matin.

J'évite le lit quand le soleil se couche mais ne peux le quitter quand j'y suis bien installé.

 

Cette expérience qui va suivre, vous l'avez tous sûrement vécue, mais un rappel ne fais jamais de mal.

 

 

 

Dimanche soir, je décide de jouer 2 tournois sur PS, histoire de me relaxer.

Pas de pression, juste tenter d'être appliqué et jouer un poker de qualité en profitant un maximum des possibilités.

 

Le 1er tournoi est un 22$ à 19h00, Stefal se prendra également au jeu et nous déciderons de faire 80/20 sur les gains éventuels.

 

On fait tous les 2 un bons départ mais Stefal sortira avec une overpair, ne se décidant pas à lâcher sa main face à un adversaire sérieux qui avait floppé brelan.

 

Quant à moi, je sortirai peu avant la bulle en envoyant la sauce avec le peu qui me reste en fin de position, un KJ vs AQ, tout ce qu'il y a de plus standard.

 

Il me reste donc le 11$ de 20h00, inscrit en mode "je me fais plaisir", je m'aperçois qu'on sera finalement plus de 11 000 et 1700 payés.

 

Merde et moi qui bosse demain !

 

Le tournoi se passe bien et je ne vois pas le temps passer jusqu'à l'itm.

Une fois ce 1er objectif assuré, je décide de prendre plus de risques pour monter un tapis conséquent et un peu plus tard, j'obtiens un gros coup de cul :)

Le call préflop n'est vraiment pas optimal mais on était itm, la table était assez passive et le but n'était pas d'attendre 110ans pour jouer.

 

 

A partir de ce moment là, j'attaque mon rythme de croisière, je me fais plaisir, tente des choses et me retrouve dans le top 100.

 

Je joue sans me préoccuper des paliers, je me concentre sur le genre et profil des joueurs à la table.

Ca m'a vraiment étonné car pendant facilement 2heures, j'étais le seul joueur gagnant de la table.

 

Le temps passe, et vers 23h35, je me dis qu'il commence à faire tard et me décide à regarder le structure des paliers à 840 left pour voir ce que je gagne en plus en continuant, je dois à ce moment là être classé 150/840.

 

Et stupeur, les sortants de la 380ème et 1724ème place prennent tous le même gain: 23,50$

Ce n'est qu'à 380 left, qu'on passe au palier à 32$.

 

Un rapide calcul me fait penser que je dois encore batailler longtemps pour qu'on élimine 500 joueurs.

Mais le lendemain, le réveil lui sonnera bien à 7h00.

 

Je sortirai finalement 800ème en ayant pas lâché ma paire de 10 jouée à l'envers et où vilain me dit clairement qu'il a les nuts.

Mais je voulais pas revenir à 10 ou 20bb pour batailler pour 9$ de plus.

 

 

 

Donc un conseil, si le lendemain vous travaillez , ne commencez jamais un tournoi si vous n'êtes pas sur d'arriver dans les prix qui vous motivent à une heure raisonnable.

 

Sinon c'est "blow up" assuré, appelé également "Syndrome du travail"

Publié dans Mon parcours

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TiTi PoKEr 11/11/2010 20:47



 j'obtiens un gros coup de cul :)  =>>>> je ne peux que confirmer



stefal 10/11/2010 17:28



Moi je dis sur la main 7c8c qu'il ne faut pas être beau pour avoir de la chance!



LeSage88 10/11/2010 16:49



Ah oui, cela m'est arrivé plus d'une fois, de saborder un tournoi pas trop mal partit en constatant trop tard que le tournoi va mettre une éternité pour arriver dans les places payées
intéressantes... Et qu'il faut bien se lever le lendemain (surtout quand on est un (petit) patron...).


La solution: ne pas faire de tournoi à plus de 2'000 joueurs la semaine... et commencer à 20h00 au plus tard. Mais c'est dur sur PS c'est vrai, victime de son succès!



Kof 10/11/2010 15:13



C'est pas à nous français que ça risquerait d'arriver ça.


Depuisle passage au point fr, je ne me couche plus que très rarement après mi-nuit.


Fallait bien qu'il y ai au moins un avantage, dommage, ce n'est pas celui là qu'on aurait préféré avoir